L'un des traits caractéristiques d'Hyperclean est la richesse et la variété de son univers musical, richesse et variété qui s'expriment aussi à travers la diversité des projets parallèles dans lesquels les membres du groupe sont engagés. Ainsi se mêlent de nombreuses références, de la chanson française (Prison) au rock (Pistolet,O ma chérie) en passant par la bossa-nova (Fermer ta gueule) et le folk (Lapin) entre autres. Il reste une constante : une fascination pour les sixties et les seventies, pour leurs ch½urs discrets, leurs claviers vintage et leurs mélodies simples et entêtantes. Il n'y a donc rien d'étonnant à trouver sur Hyperclean un titre (Les Cygnes) qui aurait possédé toutes les qualités requises pour figurer sur The Virgin Suicides de Air s'il n'y avait ce déchaînement final de guitare électrique, à la manière de Jimmy Page ou de Ritchie Blackmore.
Hyperclean est à n'en pas douter le plus beau morceau de l'album. Réminiscence mélancolique de voluptueux moments de bonheur, le titre charme par ses tendres arpèges de guitare acoustique mais aussi et surtout par la voix alanguie et les textes sybarites de Frédéric Jean. Oscillant entre la provocation et la poésie, l'écriture du toulousain est empreinte de fantaisie et de dérision. Les plus acerbes lui reprocheront néanmoins cette tendance à céder à la facilité de l'absurdité et du surréalisme.
Sans être la plus enivrante des sorties de Microbe, Hyperclean est un premier album sans prétention, transposition réussie sur disque d'un univers riche et décalé qui en a séduit plus d'un sur scène.
Chroniqué par Azote
Ahhhh !!!! Ca fait plaisir toutes ces bonnes critiques, n'est ce pas ?

